Aires protégées en milieux privés - Introduction

Cette initiative du Plan d’action Saint-Laurent (PASL) est dirigée conjointement par le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada (SCF-EC) et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Elle vient supporter et orienter le développement d’un futur Plan intégré de conservation pour le territoire du PASL. Elle visera à identifier au niveau de la conservation en terres de tenure privée :

  • Où il y a une action de conservation;
  • La nature de cette conservation;
  • Ce qui manque pour que cette action soit efficace pour la protection de la biodiversité.

Les aires protégées au Québec sont bien connues et répertoriées dans le Registre des aires protégées au Québec. Ce registre, géré par le MDDELCC comptabilise déjà l’information sur 23 statuts de protection différents, touchant majoritairement des territoires sur terres publiques. Cependant, bien qu’il répertorie aussi bon nombre de sites de tenure privée qui sont protégés par des propriétaires privés, et ce, à l’aide d’un éventail de moyens légaux, il n’existe aucune obligation pour un propriétaire privé de faire rapport sur ses initiatives en conservation volontaire. L’inventaire actuel des aires protégées demeure donc incomplet pour permettre d’évaluer pleinement la contribution de ceux-ci au maintien de la biodiversité et la précision de certaines données est à mettre à jour. De plus, d’autres mesures de conservations peuvent exister sans toutefois répondre pleinement à la définition d’aire protégée.

Pour tenter de répondre à cette problématique, le Réseau de milieux naturels protégés a amorcé, en 2007, la constitution d’un Répertoire des milieux naturels protégés du Québec. Ce répertoire a pour objectifs de réaliser et de maintenir à jour un inventaire exhaustif des milieux naturels du Québec dont les caractéristiques naturelles sont protégées par des intervenants autres qu’un gouvernement (Canada, Québec ou local) et de rendre accessible ces informations par Internet. Des ressources limitées et l’ampleur de la tâche à accomplir font en sorte qu’aujourd’hui les informations de ce répertoire demeurent incomplètes et imprécises.

De tout ceci ressort deux constats :

  1. le nombre de propriétaires privés impliqués dans la création et la gestion d’aires protégées et d’autres mesures complémentaires de conservation au Québec est en expansion depuis une quinzaine d’années;
  2. le nombre, la localisation, la superficie et les détails sur les sites que ces propriétaires privés réussissent à protéger ne sont que partiellement inventoriés.

Voilà pourquoi cette initiative du PASL devient nécessaire.