Observatoire global du Saint-Laurent   SGDO - Système de gestion des données océanographiques
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Informations générales - Toile de fond
Depuis plusieurs décennies, un ensemble important de données a été recueilli par les scientifiques du MPO de la Région du Québec. Les coûts d'acquisition de ces données sont élevés et leur valeur très considérable. Si ces données étaient perdues, elles seraient irremplaçables. En plus de l'usage pour lequel ces données ont été recueillies initialement, la demande pour leur réutilisation est de plus en plus grande. Le Système de gestion des données océanographiques (SGDO) a été développé afin de répondre à divers besoins relativement à la distribution et à la conservation à long terme des données océanographiques.

La mise en place d'un tel système nous a confronté à certains défis auxquels il a fallu trouver des solutions dont la multiplicité des formats de fichiers et des médiums de stockage. Les avantages que l'on peut en retirer sont toutefois grands. Ceux-ci sont la sécurité des données, la connaissance de leur existence, la récupération sélective de celles-ci et enfin le contrôle de leur accès.

Pour en connaître plus sur les problèmes de conservation à long terme des données numériques, vous pouvez lire l'excellent article suivant paru dans Scientific American il y a quelques années.

Rothenberg, Jeff (1995): Ensuring the Longevity of Digital Documents, Scientific American, January 1995, p 42-47.

Multiplicité des formats de fichiers
Au fil des ans et de l'évolution des technologies, de multiples appareils et systèmes informatiques sont utilisés pour recueillir les données. Le plus souvent, les logiciels d'acquisition de données spécifiques à certains appareils sauvegardent les données dans leurs propres formats, d'où la multiplicité de ceux-ci. Si on veut en faciliter la diffusion et l'exploitation, il faut nécessairement convertir ces données dans des formats standards et documentés. Afin de supporter cette démarche, nous avons décidé que seules les données standardisées et documentées seraient incluses dans le système. Dans la région du Québec, il y a présentement 2 standards de format de fichier en vigueur: TS et ODF. Le TS a été en vigueur depuis 1989. En 1999, nous avons pris la décision d'adopter le standard ODF en usage dans la région des Maritimes. Pour encore un certain temps, les 2 formats seront présents dans le système.

Médiums de stockage
En effectuant un inventaire de données, on se heurte aussi à la multiplicité des médias de stockage et des systèmes d'exploitation. Au rythme auquel la technologie informatique a évolué depuis les 20 dernières années, on comprend facilement cet état de fait. Pour les médias les plus anciens, avec les fichiers créés sous des systèmes d'exploitation désuets, le risque de disparition des technologies nécessaires pour lire ces médias est très grand. Pour les technologies actuelles, il est toujours possible de transcrire les données sur un autre médium, mais cet exercice s'avère toutefois laborieux. Si toutes les données sont stockées sur une même plate-forme et sur un médium unique, obtenir des copies des données devient alors extrêmement facile. La reconversion ou la retranscription devient aussi beaucoup plus facile. Un système de catalogage et d'archivage centralisé remplit bien cette exigence.

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Sécurité des données
Si les données ne sont pas stockées centralement avec tous les dispositifs de sécurité que cela comporte, la sécurité physique devient alors un problème. Il n'est pas évident que tout le monde effectue des copies de sécurité et les entrepose dans une voûte à l'épreuve du feu. Si les données sont stockées centralement sur une unité dédiée avec une stratégie de sauvegarde, les données ne seront pas menacées, même en cas de catastrophe (bris de conduite, incendie, vandalisme, etc.). Les données du SGDO sont prises en charge par les unités de sauvegarde du réseau central de l'IML. Les rubans sont ensuite acheminés vers une voûte située à l'extérieur du bâtiment.

Connaissance de l'existence des données
Même si chaque personne assurait effectivement la sécurité logique et physique de ses propres données, il subsisterait quand même le problème de la reconnaissance de l'existence des données. La seule façon de faire connaître aux autres l'existence de ses propres données est de les inscrire en un endroit unique et en les rendant accessibles grâce à un système unique. Ainsi, cette procédure évite la perte de données en cas de départ ou de disparition de la personne qui les avait en sa possession.

Récupération sélective des données
Une caractéristique importante du SGDO est la possibilité de pouvoir récupérer les données de façon sélective. Les données sont cataloguées selon un modèle relationnel avec possibilité de recherche selon leurs coordonnées spatio-temporelles et attributs supplémentaires tels que des mots clés. Notre système devient donc un outil puissant pour effectuer des recherches thématiques de données. D'autres attributs peuvent aussi y être ajoutés, tels le format du fichier, la cote de qualité, le nom de celui qui les a recueillis, etc. et ainsi raffiner encore plus les critères de recherche.

Contrôle de l'accès aux données
Des mécanismes de sécurité sont aussi implantés afin d'empêcher des accès non autorisés au système. Pour accéder au système et aux données, les utilisateurs doivent d'abord inscrire leur nom d'usager et leur mot de passe. Il faut donc être un utilisateur en règle. Les chargés de projets qui utiliseront le système ont aussi la possibilité de restreindre l'accès de tierces personnes à leurs données. Un mécanisme de contrôle d'accès est implanté dans le système. L'existence des données pourra être reconnue au catalogue, mais elles ne pourront être récupérées. Ce dernier mécanisme assure l'exclusivité d'utilisation des données pour une certaine période de temps spécifié dans la politique de gestion des données océanographiques. Les utilisateurs pourront cataloguer et archiver leurs données en toute tranquillité d'esprit.

Pêches et Océans Canada - MPO Révisé le : 2012-02-21